04 mai 2008
My Father, my Lord

Un très beau film israélien, le 1er long métrage de David Volach. Cette oeuvre est en outre autobiographique, et nous explique pourquoi l'auteur a décidé de rompre avec son milieu, celui des juifs ultraorthodoxes.
Le spectateur est immergé dans une famille, dont le père, un rabin, voue sa vie à l'étude de la Torah et de la loi juive.
Le fils unique de cette famille, Menahem, boit les paroles de son père, qui l'éduque à la vie d'un homme de foi. Mais le jeune garçon est également à l'écoute de toutes les curiosités de la vie.
Une sortie à la mer morte mettra la foi de ses parents à rude épreuve.
Du cinéma comme je l'aime, authentique, émouvant. Un regard sensible qui se passe de grands discours dénonciateurs.
En salles au MK2 Beaubourg, à l'Arlequin, aux Sept Parnassiens et Elysées Lincoln.
2 Jours à tuer

Si vous avez 2 heures à tuer, allez voir ce film réalisé par Jean Becker, qui j'en suis sûre va vous surprendre.
Antoine Meliot (Albert Dupontel), pubard senior, a tout pour être heureux : une excellente situation, une épouse attentionnée (Marie-Josée Croze), de beaux enfants, des amis fidèles...
Soudainement, Antoine se met à mépriser tout ce qui l'entoure. Cynique et agressif, il envoie tout valser.
Il part alors en Irlande retrouver son père (Pierre Vaneck), avec qui il n'avait plus de contacts depuis son adolescence.
Les paysages irlandais sont par ailleurs magnifiques, un véritable bol d'air.
C'est là bas, et lorsque le film touche à sa fin que l'on comprend la raison du comportement étrange d'Antoine.
Albert Dupontel est toujours aussi percutant, Pierre Vaneck est touchant...Un beau drame, si j'ose dire.
....REC

L'épouvante, l'horreur, j'avoue que depuis mes interminables cauchemars qui ont suivis "Ca", "Il est revenu", j'ai du mal à m'en remettre...!
J'avais donc pendant longtemps décidé que j'arrêterais de voir ce genre de films....
Et puis voilà, j'ai fini par aller voir "Rec", Dieu seul sait pourquoi, alors qu'en voyant la bande annonce, j'ai bien vu que c'était filmé à la Blair Witch Project, ce que je trouve moyennement innovant.
Certes le contexte n'est pas le même : aux inquiétants hectares de forêt succède l'espace confiné d'un immeuble espagnol, à la petite bande de potes succède de nombreux protagonistes, dont une journaliste TV manifestement débutante et son caméraman.
Leur point commun? Le film est tourné à la 1ère personne. Mais si dans Blair Witch Project (le 1 j'entends), on ne voit jamais le visage de la sorcière, ici c'est celui du caméraman qui reste caché.
La petite journaliste, quant à elle, a tout de l'héroïne de film d'horreur : blonde, bien roulée, un peu neuneu, mais avant tout téméraire.
Alors la question cruciale est : est ce que ça fait PEUR ? Je dois dire que oui, il y a des tensions, des frayeurs...Mais il y a aussi des moments où l'on a envie de rire, parce que c'est parfois pitoyable.
Parce que pour avoir vraiment peur, il faut y croire. Et pour y croire, il faut que ça paraisse réel. Mais le réalisateur a dû croire que la caméra subjective allait suffire.
Oui j'ai eu peur devant "Il est revenu", mais j'avais 10 ans...Maintenant, je ne suis plus du tout sensible au surnaturel, aux légendes. Alors bon, je crois qu'aujourd'hui, du haut de mes presque 25 ans, j'arrête les films d'horreur...Na !
Si vous tenez à le voir, je vous conseille toutefois d'aller le voir en V.O.
REC, réalisé Paco Plaza et Jaume Balaguero, en salles.
22 avril 2008
UGC va fêter l'Europe le 9 mai, en projetant pendant toute la journée des films des 27 pays de l'UE. Une journée qui risque d'être chargée, posez votre RTT ! (si ce n'est pas déjà fait, pour bénéficier d'un pont extraordinaire...!)
Les festivités se prolongent ensuite avec à l'honneur le cinéma allemand, du 9 au 13 mai.
Une programmation de qualité, de beaux films que vous pourrez découvrir si vous n'aviez pas eu le temps de les voir lors de leurs sorties en salles.
Tous les films seront en VO sous titrés en français, l'occasion pour les LV1 allemand comme moi de se replonger dans cette jolie langue (oui oui, j'ai bien dit jolie !)
Pour les parisiens, ça se passera à l'UGC Ciné Cité, pour les autres, ce programme se déroulera également à Lyon et à Strasbourg.
Quelques exemples choisis de la programmation : 
16 avril 2008
J'ai toujours rêvé d'être un gangster
Enfin moi non, mais les personnages de Benchetrit oui..! Ils ont tous cela en commun même si pour certains c'est un rêve accompli. Et tous gravitent dans le film autour du même centre : une cafeteria glauque perdue non loin d'une Nationale. On y retrouve du beau monde : Anna Mouglalis, Edouard Baer, Jean Rochefort, Alain Bashung et Arno.
Plusieurs saynettes composent ce film. Tout d'abord Edouard Baer et Anna Mouglalis, 2 apprentis braqueurs qui se découvrent. Puis un couple d'amis en détresse qui décident de kidnapper une ado, qui se revèle être suicidaire. Enfin le clan des anciens braqueurs qui retournent à l'endroit de leur planque, et un face à face entre Alain Bashung et Arno. Le tout en black'n'white, souvent hilarant, mais parfois on ne sait plus trop si on a envie de rire ou de pleurer tant les regards perdus des acteurs sont expressifs et pénétrants. Toute la détresse humaine des illusions perdues...pour ne pas reprendre Balzac..! Un concentré d'émotions, de cynisme et de burelesque. 
Et maintenant, et en exclusivité, la traduction de mon post en Ch'ti ! Ba oui, fo po les oublier hein?!
J'ai toujours rêvé d'être un nonoche
Enfin moi non, mais les personnages ed' Benchetrit oui..!
Ils ont tous cela en commun même chi pour certains c'est un arsoule
accompli. Et tous gravitent dans l'quinquin autour deul' biloute centre
: une cafeteria glauque perdue non loin d'une Nationale. On y retrouve
deul' tchiot biloute monde : Anna Mouglalis, Edouard Baer, Jean
Rochefort, Alain Bashung et Arno.
Plusieurs chaynettes composent
ch'film. Tout d'abord Edouard Baer et Anna Mouglalis, 2 apprentis
braqueurs qui che découvrent. Puis un cococolo d'amis en détresse qui
décident d'inclinquer une ado, qui che revèle être chuicidaire. Enfin
l'galaffe ed' anciens braqueurs qui retournent à l'endroit ed' leur
planque, et un nonoche à face entre Alain Bashung et Arno. L'tchiot
biloute en black'n'white, chouvent hilarant, mais parfois on ne chait
plus trop chi on a envie ed' rire ou ed' quehir tant les regards perdus
ed' acteurs chont expressifs et pénétrants. Toute l'fricadelle humaine
ed' illusions perdues...pour ne pas reprendre Balzac..! Un ch'Nord
d'émotions, ed' cynisme et ed' burelesque.
13 avril 2008
Delivrez-nous du Mal
Un petit billet pour vous encourager à aller voir ce film-documentaire d'Amy Berg, qui retrace le parcours du père Oliver O'Grady, surnommé "Ollie", pédophile notoire. C'est l'exemple de cet homme qui a été choisi, mais bien entendu, le clergé compte bien davantage de criminels sexuels. Cependant, le cas "Ollie" est particulièrement frappant. Tout d'abord, il a fait en 20 ans une centaine de victimes, puis il accepte de témoigner devant la caméra et nous livre les sombres tentations auxquelles il a maintes fois succombé. Mais le plus frappant est la façon dont il s'exprime. Il a presque le sourire, il est assez objectif quant à lui même et la position du clergé dans ses affaires criminelles, mais surtout, il a un air enfantin et naïf qui est profondément troublant.
Les victimes et leurs familles, détruites, racontent leurs parcours, leurs luttes face à un système religieux corrompu et tout puissant.
Accrochez-vous....
31 mars 2008
Be Kind, Rewind
Vous avez toujours rêvé de jouer dans Ghost Busters ou encore King Kong? Le dernier Michel Gondry, Be Kind Rewind, va vous faire vivre ce rêve par procuration! Mike, l'employé du vidéo club "Be Kind, Rewind" situé là même où le célèbre Fats Waller a vécu, et qui est menacé dedestruction. Mike a la responsabilité de garder la boutique pendant le départ de son boss. Mais son pote Jerry, magnétisé, efface le contenu de toutes les k7...Ils se mettent alors à produire des remakes des plus célèbres films pour satisfaire la clientèle, qualifiés de "sweded", jusqu'au magnifique film consacré à la vie de Fats Waller...Je ne vous en dévoile pas davantage.
C'est drôle, légèrement déroutant, mais somme toute pas exceptionnel. Mais à voir tout de même !
La Zona, propriété privée
La Zona, propriété privée de Rodrigo Pla, ou comment penser la ghettoïsation d'une minorité opulente à Mexico, face aux plus démunis. Il y est question de sécurité de justice, et d'humanité…A extrapoler à l'échelle mondiale..Vraiment poignant, très bien réalisé. En salle actuellement.








